Comme j’ai pu déjà l’évoquer, la qualité des nuits parisiennes semble en hausse ces derniers temps. Même si certains esprits chagrins demanderont « mais où sont les we love d’antan ? », des vendredis comme celui qui s’annonce sont source de dilemmes.
Si l’on peut faire l’impasse sur Robert Hood au Rex, voir refuser de descendre voir Henrik Schwartz chez Régine, sachant qu’en temps normal ces deux là mériteraient toute notre attention, comment trancher entre Paul Kalkbrenner au Social Club et Fairmont au Showcase ? Leurs sidekick d’un soir, respectivement Scratch Massive et Chloe sont de qualités et passent suffisamment souvent dans nos échoppes locales pour ne pas être un facteur. L’Allemand et le Canadien (qui est tout de même lui aussi installé à Berlin) sont tous deux passer maître dans l'art délicat du live. On aperçoit plus souvent Fairmont sur la place de Paris mais mon petit doigt me dit que les dix ans d’une certaine soirée sur une certaine Péniche nous prépare déjà un second passage du Paulot. Ce dernier achève sa tournée Berlin Calling, album et film hautement recommandable, alors que Fairmont prépare probablement son prochain LP, le dernier ayant déjà une paire d’années derrière lui. Bref rien ne les sépare, si ce n’est le lieu.
Et entre le beau mais froid, et souvent mal sonorisé, Showcase et la cave futuriste du Social Club, le choix est en revanche plus facile. C’est donc Paul Kalkbrenner que j’irais voir vendredi, non sans un pincement au cœur. Et en espérant que quelqu’un pensera à inviter Fairmont à Paris au printemps.
Pour le coup, écoutons le dernier Fairmont figurant sur la compil des 10 ans de Sender records, qui devrait quand même bien sonner sous le pont.
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mardi, décembre 1
mardi, octobre 27
L'appel de Berlin
Ce week-end, j’ai enfin réussi à mettre la main sur Berlin Calling. Il s’agit d’un film sorti depuis quelques mois sur un DJ berlinois au bord de la crise de nerf interprété par Paul Kalkbrenner. Si Berlin Calling n’évite pas certains clichés faciles, qui correspondent tout de même à une réalité (drogue, psychiatrie…), il les traite avec une certaine finesse. Ajoutons à cela une BO remarquable, des images de Berlin ancrées dans le réel – avec force de détours par Berghain et feu le Bar 25 – et, surprise, un excellent jeu d’acteur de Paul Kalkbrenner, bien épaulé par le reste du casting, et nous avons bel et bien un bon film « générationnel » qui ne chausse pourtant pas les gros sabots inhérent à ce genre.
L’électro semble d’ailleurs devenir un objet de cinéma, avec la présentation d’un documentaire sobrement appelé Villalobos à la dernière Mostra de Venise et l’adaptation prévue de la bio de tonton Garnier sur grand écran.
En attendant, je vous propose de jeter un coup d’œil sur l’ouverture de Berlin Calling, au rythme de l’Altes Kamufel de Paul Kalkbrenner, qui pourrait bien vous donner envie.
Notez que Paul Kalkbrenner sera au Social Club le 4 décembre (et sur la BO de Berlin Calling ça devrait valoir le coup...)
L’électro semble d’ailleurs devenir un objet de cinéma, avec la présentation d’un documentaire sobrement appelé Villalobos à la dernière Mostra de Venise et l’adaptation prévue de la bio de tonton Garnier sur grand écran.
En attendant, je vous propose de jeter un coup d’œil sur l’ouverture de Berlin Calling, au rythme de l’Altes Kamufel de Paul Kalkbrenner, qui pourrait bien vous donner envie.
Notez que Paul Kalkbrenner sera au Social Club le 4 décembre (et sur la BO de Berlin Calling ça devrait valoir le coup...)
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