Affichage des articles dont le libellé est electro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est electro. Afficher tous les articles

jeudi, novembre 26

La pêche du jour (episode 2)

Dans la pêche du jour, c'est cette fois ci un morceau de Stativ Connexion qui a attiré mon oreille. Pas grand chose à dire sur ce collectif d'outre-Rhin qui sort son premier EP, vu que leur site est en allemand et que je maîtrise fort peu cette langue. Apparemment ils viennent de Hambourg et aime bien faire la fête (ce qui est toujours une bonne base). Et ils voudraient que leurs fêtes soient cool, paisibles et que personne ne s'y sente exclu.
C'est en tout cas ce qui ressort de l'écoute de leur morceau baptisé Lisa, qui déroule une électro paisible et légèrement cotonneuse qui accompagnera aussi bien les après-midi flemmarde que les levers du soleils les bras en croix.

jeudi, octobre 29

L'électro expliqué à ma mère

J’ai la chance d’avoir des parents certes formidables, mais qui en plus se sont toujours intéressés à la musique – et continue aujourd’hui de s’intéresser à ce qu’il se fait. Non content de m’avoir donné des bases classiques et solides (Pink Floyd, Beatles, Theleonious Monk…), ils se sont également toujours préoccupés de mes goûts personnels jusqu’à en intégrer une partie dans leur discothèque (plus souvent le trip hop que le punk rock, mais tout de même). Du coup, la musique est entre nous un sujet de discussion à table au même titre que la politique, l’Olympique de Marseille et la grippe A.

C’est au cours d’une de ces discussions que ma mère, se souvenant des posters de Sonic Youth dans ma chambre m’avait demandé « Mais au fait, comment tu t’es mis à écouter de l’électro ? ». La réponse tient en un nom : Philip Glass. J’ai certes toujours eu un goût pour l’hypnotisme dans la musique. Mais en piochant dans les CD de mes parents, j’ai mis l’oreille sur Akhnaten de Philip Glass, depuis usé jusqu’à la corde. Et ce goût est presque devenu un besoin. Finalement, mon basculement progressif de l’indie à l’électro vient plus de Glass que des habituelles passerelles (Prodigy, Massive Attack…), des albums fondateurs (Homework de Daft Punk…), de la prise de stupéfiant ou encore de la découverte de la rave – même si certains de ces éléments ont bien entendu contribué.

C’est pour ça qu’aujourd’hui encore je passe toujours au rayon musique contemporaine quand je fais un tour à la FNAC. Et c’est en pensant à Philip Glass que ma mère écoute le dernier Nathan Fake.

mardi, octobre 27

L'appel de Berlin

Ce week-end, j’ai enfin réussi à mettre la main sur Berlin Calling. Il s’agit d’un film sorti depuis quelques mois sur un DJ berlinois au bord de la crise de nerf interprété par Paul Kalkbrenner. Si Berlin Calling n’évite pas certains clichés faciles, qui correspondent tout de même à une réalité (drogue, psychiatrie…), il les traite avec une certaine finesse. Ajoutons à cela une BO remarquable, des images de Berlin ancrées dans le réel – avec force de détours par Berghain et feu le Bar 25 – et, surprise, un excellent jeu d’acteur de Paul Kalkbrenner, bien épaulé par le reste du casting, et nous avons bel et bien un bon film « générationnel » qui ne chausse pourtant pas les gros sabots inhérent à ce genre.
L’électro semble d’ailleurs devenir un objet de cinéma, avec la présentation d’un documentaire sobrement appelé Villalobos à la dernière Mostra de Venise et l’adaptation prévue de la bio de tonton Garnier sur grand écran.

En attendant, je vous propose de jeter un coup d’œil sur l’ouverture de Berlin Calling, au rythme de l’Altes Kamufel de Paul Kalkbrenner, qui pourrait bien vous donner envie.



Notez que Paul Kalkbrenner sera au Social Club le 4 décembre (et sur la BO de Berlin Calling ça devrait valoir le coup...)

vendredi, octobre 23

Question de vocabulaire

Avant que des puristes ne dressent un bûcher de commentaires pour me brûler en blog public, il est peut être bon de donner mon credo en terme de label AOC de style musicaux.

Ayant commencé tôt au temps glorieux de l'indé triomphant, j'ai moi aussi dans le temps devisé trivialement sur ces questions à longueur de journée (cet album est-il de la power pop ? du fuzz metal ? du Washington DC Hardcore ?). J'en suis revenu depuis, et du coup en raccrochant le wagon "électro", j'ai perdu le goût des appellations de micro-niches.

Donc pour mieux comprendre les termes employés dans ce blog, par électro j'entends musique électronique au sens large (en gros musique répétitive faîte avec des machines). Je me permets de temps en temps des précisions de style que je pense être compréhensible par la majorité comme house (généralement accompagné d'un "deep" devant), minimal, Detroit (interchangeable avec Techno) ou encore Shoegazing.

Ceci était un message à caractère informatif.

Baiseur de Boutons

Non ce soir, je ne me joindrais pas à la horde juvénile qui défilera boulevard Voltaire pour aller headbanger au Bataclan devant Sieur Alex Ridha, plus connu sous le nom de Boys Noize.

Ce soir je vais plutôt chausser mes ear plugs quelques mètres plus haut (et quelques heures plus tôt également) au Nouveau Casino pour dodeliner de la tête devant les Fuck Buttons, auteur d'un des albums les plus intéressants de l'année 2008, avec au milieu un joyau de morceau : Sweet Love for Planet Earth.

Le titre peut faire un peu hymne post-folk finlandaise, mais il s'agit bien d'une lente apocalypse sonore habillée d'un riff de guitare répété à l'infini sur des nappes sonores entêtantes. Un long morceau qui prend le temps de se mettre en place avant de se désintégrer progressivement. Quelque part du côté de Sonic Youth ou My Bloody Valentine, avec une touche d'électro. Le genre du morceau qui justifie à lui seul un déplacement au Nouveau Casino pour voir ce groupe de Bristol réputé pour "faire l'amour avec ses machines sur scène".



Notons qu'il existe également un remix très léger de Sweet Love... par Andrew Weatherall, l'un des meilleurs tauliers de l'électro anglaise, une légère remise en forme permettant principalement de le rentrer dans un set au tempo (idéal pour une conclusion apocalyptique qui fait grincer des dents...). Comme par un fait exprès, le dit Andrew (qui vient de sortir un album bien magique - on en reparlera) sera lui aussi au Bataclan, mais vendredi en 8, avec la Kittin et le Hacker. Avec sûrement moins de boutonneux et plus de Fuck Buttons.

La vie est bien faite !