A force d'abnégation et de grattage, nous voici à la tête d'une deuxième résidence au Napoléon, un bar plutôt sympa situé 73 rue du Faubourg Saint Denis (Mo Château d'Eau) habilement baptisée Empire Week-end. Elle aura désormais lieu chaque deuxième vendredi du mois, donc ce soir par exemple, et l'on y joue non-stop de 19h00 à 2h00 du matin. Avec mes petits camarades After, Mario et Val, nous essayons comme toujours d'y jouer une musique éclectique mais cohérente, pointue mais pas élitiste.
Avec pas mal de nouveautés car l'empire frappe toujours le premier.
vendredi, novembre 13
jeudi, novembre 12
I'm from Barcelona
Première période prolongée d'inactivité depuis l'ouverture de ce blog en raison d'un début de semaine à Barcelone. Une ville où je vais malheureusement plus souvent pour écouter des gens me parler de turbine à gaz que pour voir Sonic Youth jouer Daydream Nation à Primavera. La prochaine fois que je dois y aller pour des motifs professionnels, je me débrouillerais pour que ça tombe pendant le Sonar !
Parce que Barcelona, ça devrait toujours sonner comme ça !
(et je vous suggère également d'écouter la B side de ce maxi : Jamais moi sans toi)
Parce que Barcelona, ça devrait toujours sonner comme ça !
(et je vous suggère également d'écouter la B side de ce maxi : Jamais moi sans toi)
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vendredi, novembre 6
En speed...
Il y a des jours comme ça où le temps file entre les doigts (curieusement souvent le vendredi)... Comme je n'ai maheureusement pas le temps de faire le grand article que j'avais prévu pour révolutionner votre perception de la musique, je me borne à vous laisser en compagnie d'Alec Troniq, ce qui avouons-le est déjà sympa...
Alec Troniq - Cataract 4
Alec Troniq - Cataract 4
jeudi, novembre 5
Das ist Minimale !
La minimale a mauvaise réputation. Après des années triomphantes, la fête semble finie. Il faut dire qu’elle l’a bien cherché avec les productions aux kilomètres sans nerfs qui ont une fâcheuse tendance à envahir les bacs. A tel point que c’est devenu synonyme de musique chiante et que j’ai souvent droit au moment de prendre mon tour de garde aux platines dans le crew Clichey a des « Milos, déconne pas… pas de minimale, hein ! » La mauvaise réputation de la minimale finit même par déteindre sur moi.
Pourtant la minimale, musique qui par essence est faite pour être mixée, m’a offert quelques uns des meilleurs DJ sets auxquels j’ai pu assister. Elle joue également un rôle capital de défrichage dans le travail du son qui paye déjà dans des productions plus « abordables ». Enfin, quand elle est ciselée avec finesse et amour, elle est jubilatoire dans la façon d’envoûter l’oreille avec trois fois rien.
J’en veux pour preuve ce morceau de Hubble, ode aux petits matins brumeux du Club der Visionaere de Berlin.
(les amateurs éclairés ne manqueront pas de remarquer l'entrée parfaite du pieds au bout de deux minutes pile)
Pourtant la minimale, musique qui par essence est faite pour être mixée, m’a offert quelques uns des meilleurs DJ sets auxquels j’ai pu assister. Elle joue également un rôle capital de défrichage dans le travail du son qui paye déjà dans des productions plus « abordables ». Enfin, quand elle est ciselée avec finesse et amour, elle est jubilatoire dans la façon d’envoûter l’oreille avec trois fois rien.
J’en veux pour preuve ce morceau de Hubble, ode aux petits matins brumeux du Club der Visionaere de Berlin.
(les amateurs éclairés ne manqueront pas de remarquer l'entrée parfaite du pieds au bout de deux minutes pile)
mercredi, novembre 4
Le live au benchmark
Ces dernières années, le live électro, plutôt rare au départ, est devenu monnaie courante. A tel point qu’il est désormais rare qu’un plateau de soirée n’en propose pas au moins un (NDLA : même si je présume que la plupart des lecteurs de ce blog connaissent parfaitement la distinction entre un live et un dj set, j’ai quand même entendu cette question suffisamment souvent pour faire un rappel : le live est la recréation en direct des morceaux de l’artiste à partir des boucles originales grâce à un laptop et/ou des machines). Si l’exercice est de plus en plus fréquent, il n’en reste pas moins délicat.
Sur le paquet de performances auxquelles j’ai pu assister ces dernières années, je préfère garder un silence discret. Je me bornerai simplement à dire que dans le médiocre, on peut préférer un live de généralement une petite heure à trois heures de DJ set laborieux. Néanmoins, une mauvais heure de live peut vraiment être très très agaçante.
En revanche quand c’est bon, ça peut vraiment donner des moments magiques. Je décerne des mentions spéciales à Apparat, Nathan Fake, Para One ou encore Danton Eeprom (Simian Mobile Disco ont une réputation mitigée, mais leur dernière performance au Bataclan était très décente).
Et je m’étendrai un peu plus sur mon top 3 personnel.
Tout d’abord il y a Fairmont, le Canadien de Border, aperçu régulièrement au Rex. Bon, déjà c’est l’un de mes artistes préférés, ce qui aide. Mais il y a aussi dans ses live une maîtrise technique redoutable accompagnée d’un véritable plan de bataille. Ce n’est jamais brouillon, et du coup ça monte tout seul, vous emportant sur une vague gazeuse tout en vous martelant d’un pied rageur.
Ensuite il y a Rebotini et ses machines magiques. Un son énorme délivré par un vrai show man encerclé de boîtes à rythmes et synthés vintage. Son album Music Components a été salué par la critique mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit au départ du projet du live qu’il balance actuellement sur scène, et que c’est donc évidemment là qu’il prend tout son sens.
Enfin dans un tout autre genre, Gui Boratto mérite aussi le détour. Moins spectaculaire que les deux précédents – à priori il utilise juste une interface midi pour gérer des boucles sur Ableton – mais diablement efficace, il profite de cet exercice pour adapter à l’instant ses compositions solaires et sincères. Certains morceaux sont presque joués tel quel quand d’autres sont altérés jusqu’à prendre une nouvelle forme. Comme j’ai déjà pu le dire, on est dans quelque chose entre le live et le dj set – le format, autour de deux heures, est d’ailleurs hybride – qui s’avère très satisfaisant.
Je vous laisse avec un extrait d’un live de Fairmont au Rex . Ce n’est pas forcément le passage le plus représentatif, mais vous noterez que la main qui bat maladroitement le rythme au dessus du coca de Jake est celle qui vient de rédiger ces lignes.
Sur le paquet de performances auxquelles j’ai pu assister ces dernières années, je préfère garder un silence discret. Je me bornerai simplement à dire que dans le médiocre, on peut préférer un live de généralement une petite heure à trois heures de DJ set laborieux. Néanmoins, une mauvais heure de live peut vraiment être très très agaçante.
En revanche quand c’est bon, ça peut vraiment donner des moments magiques. Je décerne des mentions spéciales à Apparat, Nathan Fake, Para One ou encore Danton Eeprom (Simian Mobile Disco ont une réputation mitigée, mais leur dernière performance au Bataclan était très décente).
Et je m’étendrai un peu plus sur mon top 3 personnel.
Tout d’abord il y a Fairmont, le Canadien de Border, aperçu régulièrement au Rex. Bon, déjà c’est l’un de mes artistes préférés, ce qui aide. Mais il y a aussi dans ses live une maîtrise technique redoutable accompagnée d’un véritable plan de bataille. Ce n’est jamais brouillon, et du coup ça monte tout seul, vous emportant sur une vague gazeuse tout en vous martelant d’un pied rageur.
Ensuite il y a Rebotini et ses machines magiques. Un son énorme délivré par un vrai show man encerclé de boîtes à rythmes et synthés vintage. Son album Music Components a été salué par la critique mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit au départ du projet du live qu’il balance actuellement sur scène, et que c’est donc évidemment là qu’il prend tout son sens.
Enfin dans un tout autre genre, Gui Boratto mérite aussi le détour. Moins spectaculaire que les deux précédents – à priori il utilise juste une interface midi pour gérer des boucles sur Ableton – mais diablement efficace, il profite de cet exercice pour adapter à l’instant ses compositions solaires et sincères. Certains morceaux sont presque joués tel quel quand d’autres sont altérés jusqu’à prendre une nouvelle forme. Comme j’ai déjà pu le dire, on est dans quelque chose entre le live et le dj set – le format, autour de deux heures, est d’ailleurs hybride – qui s’avère très satisfaisant.
Je vous laisse avec un extrait d’un live de Fairmont au Rex . Ce n’est pas forcément le passage le plus représentatif, mais vous noterez que la main qui bat maladroitement le rythme au dessus du coca de Jake est celle qui vient de rédiger ces lignes.
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mardi, novembre 3
La fin d'un monde
Ca y est, on voit enfin le fond. Universal music vient de lancer www.mymusic-pro.com, un site sur lequel toi, jeune artiste ambitieux, pourras bénéficier des conseils avisés de compositeur, auteurs, managers ou encore directeurs de labels. Le tout par rendez-vous téléphoniques pour des tarifs somme toute modestes, s’échelonnant de 1 à 4 euros la minute. Ce n’est donc pas sans une certaine jubilation que l’on voit cette major abandonner toute forme de dignité en s’abaissant au niveau d’un service de phone sex.
Pas besoin d’épiloguer, ça sent la sciure.
C’était pas vraiment nos héros, mais comme ils sont (presque) morts, c’est une bonne excuse pour écouter le dernier Applescal, How heroes die.
Pas besoin d’épiloguer, ça sent la sciure.
C’était pas vraiment nos héros, mais comme ils sont (presque) morts, c’est une bonne excuse pour écouter le dernier Applescal, How heroes die.
lundi, novembre 2
La pêche du jour
Lorsque je pars régulièrement à la pêche aux nouveautés, tant pour alimenter les soirées Clichey of the Month que pour briller en société, je me retrouve devant un tel mur de tracks qu’il me faut impérativement avoir l’oreille impitoyable. Prenez Decks par exemple, un de mes spots de pêche favoris. Un mois de sorties dans la seule rubrique « techno » y représente en gros 450 maxis et albums, soit 2500 à 3000 morceaux. Comme j’essaie d’être méthodique et sans à priori, j’écoute quasiment tout. Mais même avec des extraits de 30 secondes à 1 minute, je zappe souvent au bout de quelques secondes. Au final, je table sur 30 à 50 bons morceaux, donc tout ce qui ne m’accroche pas immédiatement passe à la trappe. Du coup, j’en rate quelques-uns forcément, mais je sors aussi quelques perles du chapeau.
Dans ma dernière « pêche », je suis tombé sur les maxis de Black Meteoric Star, un side project de Gavin B. Russom sur DFA. Loin des tentations souvent funk et discoïsante du label de James Murphy, que j’aborde toujours avec respect mais circonspection, le natif de Providence, et néo-Berlinois, déploie une électro sombre, hypnotique et même parfois épique qui regarde farouchement du côté de Détroit et même au-delà vers les BO de Carpenter. L’interminable montée de Dream Catcher et le plus direct Death Tunnel font partis de ces morceaux qui amortissent en quelques secondes des heures de recherches fastidieuses. Et me poussent à continuer.
Ecoutez Black Meteoric Star - Death Tunnel / Dreamcatcher - sur un autre blog
Dans ma dernière « pêche », je suis tombé sur les maxis de Black Meteoric Star, un side project de Gavin B. Russom sur DFA. Loin des tentations souvent funk et discoïsante du label de James Murphy, que j’aborde toujours avec respect mais circonspection, le natif de Providence, et néo-Berlinois, déploie une électro sombre, hypnotique et même parfois épique qui regarde farouchement du côté de Détroit et même au-delà vers les BO de Carpenter. L’interminable montée de Dream Catcher et le plus direct Death Tunnel font partis de ces morceaux qui amortissent en quelques secondes des heures de recherches fastidieuses. Et me poussent à continuer.
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