Rassurez-vous tout de suite, il ne s’agit pas d’un post pour crier mon amour de Louise Attaque… mais plutôt d’une réflexion sur un paradoxe porté à mon attention vendredi dernier. D’un côté, un cri s’élève, accompagné d’une pétition ad hoc : Quand la nuit meurt en silence… et dans le même temps un camarade globe trotter qui vient de se réinstaller à Paris après des années passées dans d’autres capitales européennes me signale que de nombreuses connaissances extra-françaises s’installent ou parlent de s’installer à Paris, notamment en arguant que la nuit parisienne est attractive, que Londres-ma-bonne-dame-c’est-plus-ce-que-c’était. Où est la vérité ?
Il est difficile d’être objectif en la matière. La tradition française d’herbe plus verte ailleurs et de complexe d’infériorité en matière de vie nocturne pousse immanquablement sous-estimer ce qui se passe ici. Le coût de la vie, le pouvoir en place et les orientations préfectorales subséquentes (souvenons-nous qu’il fut interdit de danser dans les bars pendant quelques semaines il y a un an de cela) n’aident certes pas. Et il semblerait que si la côte de Paris monte, c’est plutôt du fait d’une baisse de Londres ou de l’Espagne. On reste tout de même loin de l’exaltation des nuits berlinoises (merci à Raoult d’assurer la promotion de ce blog en me rappelant à mon devoir de réserve).
Toutefois il existe bien des signes positifs. Les endroits pour faire la fête ne manquent pas, et le monde de la nuit confie de plus en plus souvent à des collectifs compétents la programmation des soirées (Bataclan, Régine, Social Club, Bellevilloise, Showcase… j’en passe et des meilleurs). Dans une nuit où le Rex tenait souvent lieu de seule lumière et les soirées We Love de grande messe, chaque week-end apporte désormais son lot de soirées alléchantes et de dilemmes déchirants (vendredi 4 décembre : Kalkbrenner au Social ou Fairmont au Showcase ?). La réouverture de la Flèche d’or est un bon symbole de tout ça. Après une longue fermeture administrative, la gare préférée des noctambules rouvre ses portes prochainement, preuve que malgré les contrariétés l’envie est toujours là (et le public aussi).
On peut rajouter que de plus en plus de bars misent sur la musique jouée par des DJ pour attirer le chaland (nous en sommes la preuve vivante) et qu’en soi, la pétition évoquée plus haut est un joli signe de « fédération » de la nuit parisienne, d’autant plus qu’elle a déjà recueilli 7000 signatures. Bref, ce qu’il se passe actuellement passé minuit dans la capitale est effectivement plus intéressant que ce que notre propension naturelle à nous plaindre nous autorise à avouer.
En espérant que ce n’est qu’un début !
PS : en parlant de début, nous inaugurons ce soir de 21 h 00 à 2 h 00 les caves de l’Adresse, un nouveau lieu qui fait lui aussi le pari de la musique. Pour plus de détails
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mercredi, novembre 18
mardi, octobre 27
Clichey of the Month #7 au Pin Up demain soir
Demain soir (le mercredi 28 octobre pour être précis), nous reprenons nos habitudes au Pin Up avec une Clichey of the Month consacrée aux sorties depuis, en gros, le début de l'été (plus comme d'habitude quelques tracks un poil plus vieilles qu'on avait raté).
Si après une belle année 2008, le premier semestre 2009 avait été un peu en dedans, l'été et plus encore la rentrée musicale commence à donner plus de substance à ce cru 2009. N'hésitez à venir le constater de vos propres oreilles demain à partir de 19h00!
En bonus pour le soleil un peu froid et mélancolique du jour, le dernier Eulberg.
Si après une belle année 2008, le premier semestre 2009 avait été un peu en dedans, l'été et plus encore la rentrée musicale commence à donner plus de substance à ce cru 2009. N'hésitez à venir le constater de vos propres oreilles demain à partir de 19h00!
En bonus pour le soleil un peu froid et mélancolique du jour, le dernier Eulberg.
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